Loisirs d’hiver d’autrefois

Ces informations ont été recueillies et mises en forme sous l’égide du Comité culture et patrimoine de Ville de Portneuf.

Avant, lorsqu’il y avait encore des tempêtes de neige dignes de ce nom, le territoire entourant les secteurs nord et sud de Ville de Portneuf était doté de nombreuses pentes qui favorisaient les loisirs d’hiver. Un peu partout, les adeptes y avaient accès : côte du C, rue Provencher, derrière les maisons de la 1re Avenue Est et Ouest, secteur Saint-Charles, etc.

Les loisirs d’hiver d’autrefois, ce sont…

Des essaims d’enfants, parfois jusqu’à 30 ou 40, glissent en traîneaux et en traînes sauvages. Les plus débrouillards transforment des annonces de métal de Coke, Pepsi, Esso ou Firestone en véhicules tout aussi performants sur les côtes enneigées.

Les jeunes et les moins jeunes pratiquent le ski de randonnée, entre autres sous l’ancienne ligne du chemin de fer Transcontinental.

Entre 1974 et 1984, le territoire couvert par le club de ski de fond et raquette L’érablière compte six pistes aménagées avec deux relais sur un parcours de 20 kilomètres : Saint-Paul, rang Saint-Joseph et Portneuf.

Les skieurs et les patineurs les plus téméraires profitent du passage des autos pour s’y accrocher. Les chauffeurs de taxi en savent quelque chose. Heureusement, aucun accident fâcheux à signaler… pour le moment. Ceux qui sont davantage prudents se dirigent vers les patinoires.

Au cours des années 40, la patinoire du secteur nord est installée entre la gare du Canadien Pacifique et la propriété de M. Philippe Frenette.

Plus tard, elle se retrouve en arrière du presbytère puis, en 1963, année de la construction de la bâtisse des Loisirs, elle est assemblée à son emplacement actuel.

Durant les belles saisons de hockey, les équipes de Portneuf accumulent plus de victoires que de défaites.

Les courses en traîneaux à chiens sont également populaires. Le départ est donné chez M. Clovis Bourque du rang de la Chapelle et l’arrivée est fixée à la voie ferrée du Canadien Pacifique. Donc, une distance de 6,7 kilomètres.

Au nord comme au sud, les jeunes s’amusent à ériger des forts et des cabanes en blocs de neige découpés à la pelle. Une fois terminés, on s’empresse d’allumer un feu à l’intérieur pour glacer la charpente et du même coup la rendre plus solide. À la lueur du fanal à l’huile, la cabane devient ainsi un coin de rassemblement important.

Les loisirs d’hiver d’aujourd’hui, ce sont… Mais au fait, qu’est-ce qui a changé?

Référence : Notre-Dame de Portneuf, 126 ans d’histoire, 75 ans d’autonomie,
203-204, 208.
Idée et recherche : Fannie Ratté
Recherche et rédaction : Michelle Marquis